Nos zones d'intervention

Les communes du District d’Abidjan (Adjamé, Marcory, Port-bouët et Grand Bassam) sont les zones d'intervention de l'ONG Cavoequiva. Nous ciblons particulièrement les marchés, gares routières et les bidonvilles du District d'Abidjan.

Le District d'Abidjan est la capitale économique de la Côte d’Ivoire, et compte plus de 4.000.000 d’habitants. En tant que pole économique et à l’instar des autres grandes villes africaines, Abidjan est confronté à des problèmes liés à la pauvreté d’une majeure partie de sa population. L’accès aux infrastructures de base (école, hôpital, eau potable, électricité …) demeure un défi pour une grande partie de la population qui vient juste de sortir d’une crise socio politique qui a durée 10 ans.
La jeunesse qui représente 60 % de la population a subi et continu de subir les conséquences d’une telle situation. Une analyse situationnelle menée par l’ONG Cavoequiva de 2004 à 2005, sur un échantillon de 94 filles de 5 à 17 ans travaillant sur les marchés d’Adjamé et gares routières, presque toutes les jeunes filles connaissent ou ont connu des situations d’exploitation de leur travail et sont exploitées sexuellement de jour et de nuit.
Elles y côtoient les garçons de la rue qui les violent et les initient à la drogue et à la prostitution. Elles sont aussi victimes de viols de la part des forces de l’ordre, vigiles des marchés et riverains des sites de prostitution. Sur les 94 mineures, 49% survivent dans la rue grâce à la prostitution.
Alors qu’elles y sont particulièrement vulnérables physiologiquement du fait de leur très jeune âge, les filles minimisent les risques liés au VIH/Sida et aux IST car elles ne sont pas en situation d’imposer le port du préservatif à leurs clients, du fait de leur misère et de leur jeune  âge. Leurs clients sont des mineurs, mais surtout des adultes travaillant sur les marchés et gares routières, ainsi que des personnes en transit. Un taux élevé de grossesse a été constaté chez ces jeunes filles. Elles n’effectuent pas de consultations prénatales et accouchent rarement à l’hôpital. Elles perdent souvent la vie lors de l’accouchement dans la rue. Le taux de mortalité et de morbidité reste élevé.
Ces comportements à risque de ces jeunes filles dans une zone à forte densité humaine, constituent un vecteur de propagation du VIH/sida dans le District d’Abidjan et autres villes environnantes. En effet, Au sein de cette cible, nous avons constaté lors des séances de dépistage que 2/10 filles sont infectées par le VIH/sida et la majorité des filles sont en proie aux IST.